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LES DOGON
Grâce à l'inaccessibilité de leur territoire, les Dogon sont réussies, pendant les siècles, a se soustraire à l'influence musulmane d'abord et colonial ensuite, en conservant la religion animiste et les traditions anciennes. Ce peuple retenu, à tort, il y a jusqu’à cinquante ans primitif et arriéré, a transmit par contre depuis temps immémorial des connaissances scientifiques extraordinaires sur la naissance et sur le mouvement des étoiles. Visiter les villages Dogon signifie entrer dans le mystère de ce peuple et de sa culture transmise jalousement sans laisser aucune trace écrite. Un voyage entre les dogon représente sans aucun doute une expérience des vastes contenus culturels et humains.
Les Dogon, un groupe ethnique constitué par 250.000 personnes environ, n’est pas originaires de cette région, mais ils proviennent de la terre des Mandé, peut-être l'actuelle Guinée septentrionale; leur migration, vérifiée entre le Xème et le XIIIème siècle d.C., a été guidée, selon ce qui narrent les anciennes légendes, par Dyon, un personnage à moitié entre histoire et mythe. La tradition orale recompte que tous les Dogon sont des parents, mais l'histoire de ce groupe ethnique est assez compliquée. En effets les Dogon se divisent en quelque dizaine d'unités linguistiques. Ils étaient regroupés initialement à Kani (une partie est de la falaise dominant la plaine du Sein), ils se seraient dispersés tant sur la falaise que sur le haut plateau et même dans la plaine, où ils furent successivement victimes des rafles de la part des Mossi (Xvème / XVIème siècle), des Songhaï, du Peul de la Massine à l'époque de la Diina et du Peul Toucouleur au XIXème siècle, à l'aube de la colonisation française et au debout de l'époque coloniale. Avant que les Dogon rejoignent la falaise, elle était habitée par les Tellem, lesquelles origines restent en partie méconnues (la tradition dogon les décrit comme des créatures petites avec la peau rouge); aujourd'hui personnes est restés en vie, mais leurs maisons et les habitations dans les grottes construites en haut sur le socle sont encore visibles. Malgré l'aspérité du terrain, les Tellem ont réussirent toutefois à construire leurs maisons dans les lieux les plus inaccessibles et aujourd’hui la plupart de ces lieux est encore impossible à atteindre. Les Dogon croyaient que les Tellem étaient doués de pouvoirs surnaturels pour escalader la falaise: plus probablement ils utilisaient des longues cordes tirées par l’écorce du baobab pour descendre du sommet au socle. Une autre théorie suppose que le climat plus humide du millénaire précédent permettait la croissance de plantes grimpantes le long du mur rocheux jusqu'à le recouvrir, en fournissant des escaliers naturelles aux premiers habitants de la zone. Les Tellem employaient les grottes même pour enterrer les morts et beaucoup de ces grottes conservent encore les restes des anciennes sépultures.
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